Le Ramadan modifie le rythme quotidien, avec des repas répartis entre le sohour et le ftour et des périodes de jeûne prolongées. Ces changements peuvent réduire l’énergie disponible pour le sport, mais il est tout à fait possible de rester actif grâce à des exercices doux, adaptés au corps et à la digestion. L’objectif n’est pas de battre ses records, mais de préserver la forme physique et de stimuler la circulation et le métabolisme.
Le moment de la journée choisi pour pratiquer une activité physique joue un rôle clé. Beaucoup préfèrent faire du sport après le ftour, lorsque l’organisme est réhydraté et que les niveaux d’énergie sont reconstitués. D’autres optent pour de courtes séances avant le sohour, à condition de rester modérés et de ne pas provoquer de fatigue excessive. Il est essentiel d’éviter les heures de forte chaleur, notamment en milieu de journée, afin de prévenir la déshydratation.
Les activités à faible impact sont idéales pendant le jeûne. La marche, les étirements, le yoga, le Pilates ou un renforcement léger avec des poids modérés permettent de stimuler la circulation sanguine, d’améliorer la souplesse et de maintenir la masse musculaire sans épuiser l’organisme. Même des séances plus courtes que d’habitude, si elles sont régulières, suffisent à garder le corps en mouvement tout au long du mois sacré.
Il est important d’écouter son corps et de réduire l’intensité si l’on ressent fatigue ou vertiges. Une hydratation suffisante après le ftour et des repas équilibrés sont essentiels pour reconstituer les réserves d’énergie. Fractionner les séances en plusieurs petits moments d’exercices légers dans la journée peut s’avérer plus efficace qu’une seule séance intense. Le renforcement doit rester doux, avec des mouvements contrôlés plutôt que des charges lourdes, afin d’éviter le surmenage.


